mardi 24 mars 2026

Encore et encore...


Il y a quatre étapes, dans la vie d'un zappé. D'abord l'espoir vain de trouver enfin une situation stable. Puis la colère face à un cercle vicieux. Ensuite, c'est l'acceptation. Enfin, c'est le nirvana du zappé : le détachement de toute réalité. Tout est provisoire, rien n'a de sens. Il n'y a plus de joie. Vous ne faites même plus semblant de vous attacher à votre cabinet de conseil, à votre entreprise cliente, à vos collègues... 

Car finalement, vous revivez toujours les mêmes choses. A commencer par la paperasserie. En 2026, intégrer une entreprise, c'est facile : vous validez votre contrat sous DocuSign et vous joignez au mail de réponse un RIB et une copie de carte d'identité. Les emmerdes, c'est la mutuelle et l'épargne salariale.
Pour la mutuelle, vous devez fournir votre Carte Vitale, donner vos coordonnés, indiquer une personne à prévenir en cas de problème... Sans oublier la visite à la médecine du travail (un prétexte pour une matinée de farniente.) Mais après tout, c'est pour votre bien.
L'épargne salariale, en revanche, c'est une purge. On vous fournit un code et immédiatement, il faut créer un mot de passe avec des majuscules, des minuscules, des chiffres, des caractères spéciaux... Puis, au nom de la sécurité, on doit vous envoyer un code de confirmation par téléphone (dont, vous devez donner votre numéro.) Et il y a l'application à télécharger, dans le cadre de la "sécurité renforcée". Application qui exige un accès à vos fichiers et la caméra de votre portable. Vous avez dit phishing ? Et tout ça pour quoi ? Pour 300€ sur votre compte-épargne. Comme vous allez quitter le cabinet de conseil dans trois mois, vous allez rester à 300€. Ou plutôt, comme les frais de gestions sont supérieurs aux intérêt, dans quelques années, vous récupérez 290€ !

Et le pire, c'est que dans trois mois, vous allez devoir de nouveau remplir un formulaire d'inscription à une mutuelle et télécharger une appli d'épargne-salariale...

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